En début d’année, tout semble nous inviter à choisir, décider, définir.
Choisir une intention.
Décider de ce que nous voulons devenir.
Définir la direction à prendre.
Et si, pour une fois, nous faisions l’inverse ?
Et si l’intention n’était pas un acte de création mentale, mais un acte de souvenir ?
Comme une graine déjà présente dans la terre, silencieuse, en attente des bonnes conditions pour émerger.
Dans notre culture, poser une intention ressemble souvent à un objectif déguisé :
- être plus calme
- manger mieux
- ralentir
- réussir davantage
Ces intentions ne sont pas mauvaises… mais elles viennent fréquemment de la tête.
Elles répondent à ce que l’on pense devoir vouloir, plutôt qu’à ce qui cherche réellement à vivre en nous.
En yoga et en ayurvéda, on reconnaît que la sagesse ne réside pas uniquement dans le mental (manas), mais dans une intelligence plus vaste, subtile, intuitive.
Dans la tradition yogique, l’intention authentique est proche du sankalpa, non pas comme affirmation positive, mais comme vérité essentielle de l’être. Le sankalpa n’est pas inventé.
Il est révélé lorsque le mental se tait. C’est une direction intérieure, souvent simple, parfois inconfortable, mais toujours juste.
L’intention ne nous demande pas : Que veux-tu accomplir ?
Elle nous murmure plutôt : Qu’est-ce qui cherche à s’exprimer à travers toi ?
En ayurvéda, l’hiver est gouverné par Vata et Kapha.
C’est une saison de lenteur, de silence, d’intériorité.
Chercher à “forcer” une intention dans cette période revient à semer sur une terre gelée.
L’invitation est plutôt de :
- observer
- ressentir
- laisser émerger
L’intention hivernale n’est pas une action, mais une écoute profonde.
Une intention authentique n’est pas toujours confortable.
Mais elle est vivante.
Elle nous rapproche de notre vérité.
En cette nouvelle année, peut-être que ton intention est d’avoir le courage d’être pleinement qui tu es déjà.
Et cela, oui… demande du feu de s’assumer et d’incarner celle que nous sommes dans tout notre être.
Merci d’être là.
